Ça tambourine dans les bois !

Dés la fin du mois de janvier, des petits coups rapides de tambours résonnent et se répondent aux cimes des arbres.
Cela annonce le début de la saison des amours des pics.
Cinq espèces ont élu domicile dans la région : il s’agit du pic noir, du pic vert, du pic épeiche, du pic mar et du pic épeichette.
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, le tambourinage (percussions rapides sur des branches ou troncs creux) n’est pas le résultat du creusement de la future loge qui accueillera la nichée mais un signal entre congénères pour marquer leurs territoires.

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Seuls les pics noirs (30 à 40 coups en plus de 2 secondes), les pics épeiches (8 à 15 coups en moins d’1 seconde) et les pics épeichettes (13 à 30 coups en 1 à 2 secondes) tambourinent véritablement, aussi bien les mâles que les femelles.
Lorsqu’un couple se forme, ils vont ensemble creuser une loge.
Le diamètre de l’orifice d’entrée de la loge détermine l’espèce qui l’a creusé.
De forme ovale pour le pic noir (diamètre de 9 à 12 cm sur 6 à 10 cm), il est de forme ronde et plus petit pour les autres espèces (6 cm pour le pic vert, 5 cm pour le pic épeiche, 4 cm pour le pic mar et 3 cm pour le pic épeichette).
Le bec des pics est un outil puissant et indispensable à leur survie non seulement pour creuser leurs nids mais aussi pour déceler les larves xylophages qu’ils parviennent à harponner grâce à leurs longues langues (jusqu’à 10 cm de long pour le pic vert).
Ces oiseaux ont de quoi nous surprendre alors essayer de les reconnaître en les écoutant !

Jean-Emmanuel Flory.

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